Deux nouveaux personnages pour Tekken 7 ?

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Oh le beau leak. En Corée du Sud, on aime bien fouiller partout et figurez-vous que quelques petits malins ont réussi à mettre la main sur de nouvelles images du jeu. Et parmi elles, celles dévoilant deux nouveaux personnages.

Shaheen, le combattant arabe, ne sera pas le seul ajout au casting de Tekken 7. En tout cas c’est ce que laissent penser les nouvelles images du jeu qui ont fuité aujourd’hui. Si la première nous confirme que Jin Kazama, et son alter ego Evil Jin seront toujours présents (qui en doutait ?), les deux autres images sont plus intrigantes. Les deux personnages sont tout simplement inconnus au bataillon ! Et s’il fait peu de doutes que cette jeune fille devrait effectivement rejoindre le roster du titre de Namco Bandai, le dernier lui, pose question. Costume d’un personnage déjà connu (comme Jack ?), ou vrai nouveau personnage ? Les proportions du loustic font aussi penser qu’il pourrait carrément être un boss de fin, à la manière de True Ogre, le boss final de Tekken 3. Rien n’est moins sûr, et il faudra probablement attendre que le jeu soit accessible à tous et dans une forme suffisamment avancée pour le savoir.

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Battlefield Hardline », le jeu vidéo policier de l’après-Ferguson

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« C’est de la brutalité policière, merde ! Je connais mes droits ! » Brix est face contre terre, la joue pressée contre les mégots qui jonchent le macadam, les deux bras croisés dans le dos. Au-dessus de lui, Mendoza, officier de police américano-cubain aux méthodes brutales. La scène se déroule dans une allée sombre des bas-fonds de Miami, ou plus exactement la transposition de la ville et de ses trafics dans Battlefield Hardline, le jeu vidéo d’action de Visceral Games disponible depuis le jeudi 19 mars 2015 sur la plupart des consoles du marché.

Jouer un policier à l’écran ? Rien de bien neuf pour les habitués de la manette : deMax Payne à L.A. Noire en passant par Virtua Cop, les agents de l’ordre sont une des figures les plus récurrentes du monde du jeu vidéo, aux côtés des zombies, des soldats, des aliens et des ninjas. Mais à la différence de ses prédécesseurs et contrairement à ce que sa jaquette bling-bling laisse entrevoir, Battlefield Hardline ne met pas en scène une opposition entre de gentils policiers et de méchants voyous. Il préfère plutôt interroger la connivence entre les deux milieux, leur porosité, leur opposition.

« L’élément déclencheur, ça a été Ferguson », raconte la Française Yara Khoury, productrice du jeu au sein du studio américain Visceral Games. La ville du Missouri est devenue le symbole à la fois de la violence et du racisme policiers aux Etats-Unis, après qu’un Noir de 18 ans a été abattu par un policier blanc le 9 août 2014, entraînant d’importantes manifestations. « Quand les émeutes ont éclaté, notre première réaction, ça a été “oh merde”. Et on s’est demandé comment gérer ça de manière professionnelle, sensible, tout en restant amusants », poursuit la productrice.

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Une dimension éthique inédite

Quand les événements ont lieu, le jeu est déjà en projet depuis deux ans et demi. Son thème est à l’époque celui d’un jeu d’action mâtiné d’infiltration, avec un mode de narration issu des séries télé, que ce soit pour son cadre (la Floride) ou pour son scénario (une enquête au sein d’une filière de stupéfiants). La production de Visceral Games veut s’inspirer des films de Michael Mann (Heat, Miami Vice,Collateral), ainsi que de séries comme Justified.

Son approche se veut alors réaliste : le joueur débute avec un Taser, et il peut choisir de tuer ses ennemis ou de sortir son insigne et de les menotter. La moindre interpellation qui dérape s’avère mortelle. Une sorte de jeu de rôle, à qui il manque encore une dimension éthique.

« Avant Ferguson, le jeu prévoyait encore la possibilité d’abattre les délinquants qui lèvent les mains. On s’est posé la question : veut-on vraiment laisser au joueur le choix de tuer quelqu’un qui se rend ? », explique Yara Khoury. Après les événements, l’équipe a donc procédé à quelques modifications.

Désormais, un délinquant qui se rend ne craint plus pour sa vie. Mieux, le joueur marque des points lorsqu’il interpelle des suspects sans faire usage de son arme, et reçoit même une récompense virtuelle lorsqu’il procède à dix arrestations « propres ». Loin des blockbusters récents Assassin’s Creed Unity, Far Cry 4 ou encore The Order 1886, les assassinats ne rapportent aucun points. Et chaque fusillade représente déjà un petit échec, celui d’avoir perdu le contrôle de la situation.

Diversité raciale et ethnique

Par ailleurs, les ennemis ne sont plus seulement des cibles anonymes, comme dans n’importe quel jeu de tir bas du front. Ils ont des visages variés, sont parfois agressifs, parfois effrayés ; certains semblent reconnaître le héros, et réciproquement. Dans la banlieue pauvre où commence le jeu, policiers et dealers sont les deux fils d’une même maille, celle d’un tissu urbain alternatif, avec ses codes, ses familiarités, ses tensions et ses dérapages.

« On a mis énormément d’efforts à restituer le paysage socio-économique de cette partie de Miami, explique Yara Khoury, avec sa diversité raciale, ethnique, etc. ». Les personnages rencontrés par le héros, Mendoza, sont ainsi habités par un instinct de survie : vindicatifs lorsque la situation les y invite, implorants quand leur vie est en danger. « Hé, j’ai les mains levées ! », entend-on souvent dans la bouche des suspects interpellés, tragique évocation du slogan « Hands up ! Don’t shoot ! » scandé par les manifestants à Ferguson et dans de nombreuses villes américaines ces derniers mois.

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« Au moment de Ferguson, ce qui s’est exprimé, c’est un malaise social qui allait perdurer sur la longueur. En interne, on s’est posé des questions : quelle est notre responsabilité en tant que développeurs, en tant que créateurs ? Nous faisons des œuvres de divertissement, on peut les associer à des séries télé, mais nous avons aussi une responsabilité morale », veut croire la productrice du jeu.